Alain Sachs
"Après le succès du Jazz et la Diva, Molière du meilleur spectacle musical en 2006, la nécessité de créer un Opus 2 s'est imposée à nous comme une évidence. A la seule condition de créer un spectacle entièrement renouvelé et d'inventer une dramaturgie en tout point différente de la première.
Avec l'arrivée de Thomas et David Enhco, les deux fils de Caroline tombés très tôt dans la marmite du classique puis dans celle de Didier, c'est à un véritable thriller musical auquel le public va être convié, pour le plaisir de poursuivre dans la plus grande légèreté possible ce goût que nous partageons de mêler toutes les influences dans un seul et unique hymne à toutes les musiques."
ALAIN SACHS
Metteur en scène
A 8 ans, il voit Rintintin à la télé et décide de devenir acteur pour avoir un chien. En effet,
quelques années plus tard, il travaille entre autres au théâtre avec Ronny Coutteure, Catherine
Daste, Daniel Girard, Marcel Maréchal, Gérard Morel, Jean-François Philippe, Raoul Ruiz...
Au cinéma où à la télévision avec Claude Berri, Bertrand Blier, Michel Boisrond, Claude
Chabrol, Jean-Marie Goldefy, Jean Delannoy, Michel Drach, Jean Kerchdron, Eric Le Hung,
Raoul Ruiz, Jean Sagols, Coline Serreau, Marc Simenon, Christiane Spiero, André Voisin...
A 9 ans, il voit Guignol et la sorcière au jardin des tuileries et déclare qu'il sera également
auteur. C'est ainsi qu'il est amené a écrire une douzaine de pièces et de "One man shows" dont
plusieurs seront primés dans divers festivals. Depuis 1994, il a été plus de 300 fois Fou
d'amour, successivement au Palais des Glaces, au Poche Montparnasse puis au Théâtre La
Bruyère, et à la Renaissance.
A10 ans, après avoir vu Ben Hur, il décrète que pour diriger une course de char, rien ne vaut
la mise en scène. II a récemment signe les mises en scène suivantes : Le Quatuor au Palais
Royal, (Molière 1994 et 1998 du meilleur spectacle musical), d'"Accalmies Passagères" au La
Bruyère (Molière 1997 du meilleur spectacle comique), Le Passe-Muraille au Bouffes
Parisiens, qui lui a valu le Molière du meilleur metteur en scène 1997.
A 11 ans enfin, il fait savoir que décidément tout l'intéresse dans ce métier. Marionnettiste
chez Philippe Genty ou Alain Duverne, membre permanent de l'émission de Laurent Ruquier
Dans tous les sens sur France Inter, ou auteur aux Guignols de l'info sont quelques unes des
conséquences liées a I'insatiable curiosité de ce pré-adolescent. Comédien, auteur, metteur en
scène, Alain Sachs est un homme de théâtre complet et comblé.
Dominique Dumont
Couple explosif, ces deux artistes dévorés par leur passion musicale, le classique et le jazz qu'en apparence tout oppose, sont désormais parents.
Dans cet opus 2, l'enjeu devient l'enfant et le mystère de la transmission.
Le tout avec tendresse, humour et virtuosité.
Didier Lockwood
"Après plus de 200 représentations du Jazz et la Diva, nous n'avions toujours pas réussi à accorder nos violons. Nos cruelles différences commençaient même à s'exprimer dans la violence. Nous avons donc décidé de signer un pacte de non agression et de nous comporter enfin en adultes. Chacun sa musique, et l'un après l'autre.
Afin d'éviter les débordements regrettables du précédent spectacle, Caroline m'a imposé son fils cadet, Thomas, brillant pianiste intégriste classique, fraîchement sorti du conservatoire, bardé jusqu'aux dents de premiers prix et de médailles d'ors. Pour rendre la chose équitable, j'impose en ce qui me concerne la présence de son fils aîné David, un jeune gars super cool, bassiste groove à mort !
Les airs de classique n'excédant pas les 5 minutes (ce qui vous permettra d'aller fumer une cigarette dehors, ou de boire un coup à la buvette), il ne vous faudra pas trop attendre pour assister à nos incroyable et enthousiasmantes voltiges électro-jazzistiques.
Bon concert !"
DIDIER LOCKWOOD
Jazzman
Une passion avant tout
1956. Calais. Didier Lockwood vient agrandir une famille d’artistes. Son père est instituteur et
professeur de violon, sa mère peintre amateur et son frère aîné Francis un talentueux pianiste
en herbe, très attiré par le jazz. Tout jeune, Didier se passionne pour l’instrument paternel et
entre au Conservatoire à l’âge de 6 ans.
Un rythme acharné
En plus de l’école, des compétitions de natation, le jeune violoniste suit quotidiennement les
cours du Conservatoire et de son professeur particulier. Il reçoit l’enseignement difficile de
l’excellente méthode Karl Flesh qui permet à l’élève un formidable délié des doigts de sa
main droite. Cette technique lui sera salutaire pour aborder le jazz.
Un énorme potentiel
Didier Lockwood intègre l’Orchestre lyrique du Théâtre Municipal de Calais à 13 ans. Il en a
16 lorsqu’il se voit doublement récompensé de ses efforts et de sa virtuosité. Il remporte le
Premier Prix du Conservatoire National de Calais et le Premier Prix national de musique
contemporaine de la SACEM pour sa composition pour violon préparé.
Le choix de la liberté
Le violoniste admire la musique classique et ses grands compositeurs. Une nouvelle passion
va pourtant s’emparer de lui : la musique improvisée et le jazz, auxquels son frère l’initie. Il
découvre à cette époque une autre approche de la musique axée sur la tradition orale. Bien
qu’il soit reçu premier à l’examen final de l’Ecole Normale de musique à 17 ans, il ne tentera
pas l’entrée au Conservatoire National de Paris, happé par un démarrage professionnel fulgurant au sein du groupe
mythique Magma.
Inspiration « électrique »
Les sources d’inspiration de Didier Lockwood sont nombreuses. Il y a la musique classique et
les grands noms du jazz et du Blues (Coltrane, Monk, Ayler, Jimmy Hendrix, Franck Zappa
etc.), sa région natale (les paysages sauvages de la Côte d’Opale… ceux des usines textiles de
Calais), et plus tard les musiques traditionnelles orales, ethniques et du monde qu’il
découvrira au fur et à mesure de ses tournées. Pour l’heure, début des années 70, Magma le
fascine et le pionner Jean-Luc Ponty, qui ouvre une nouvelle dimension au violon, lui donne
le goût de l’instrument électrifié.
Magma
En 1973, le groupe jazz-rock Magma recherche de nouveaux musiciens. Didier Lockwood,
passe une audition auprès du leader Christian Vander et intègre le groupe ! Le rêve devenu
réalité s’amplifie avec de nombreuses tournées à travers l’Europe. Le groupe connaît un
succès phénoménal ! Le violoniste enregistre entre temps l’album « Lockwoods » avec son
frère Francis. L’aventure « magmalienne » s’achève en 1977.
Stéphane Grappelli
Un an plutôt, il est engagé dans le big band de Michel Colombier. Au cours d’un concert en
hommage à Stéphane Grappelli, Didier Lockwood se fait remarquer par le grand violoniste. A
la fin du concert Stéphane Grappelli invite le jeune Didier à l’accompagner dans ses futures
tournées.
Fort de ce parrainage, Didier Lockwood se voit propulsé sur la scène internationale du jazz ; il
se retrouve ainsi à l’âge de 21 ans invité par le célèbre pianiste Dave Brubeck sur la scène du
Carnegie Hall de New York. Il se lance alors dans une brillante carrière soliste.
Lors d’un concert au Théâtre de la Ville de Paris, Stéphane Grappelli, considéré comme son
père spirituel, lui remet symboliquement le violon de Michel Warlop, perpétuant ainsi la
chaîne des violonistes de jazz français.
Groupes et rencontres
Avec son ami le producteur Jean-Marie Salhani à ses côtés, Didier Lockwood mène une
carrière luxuriante. Tout s’enchaîne : rencontres, albums, tournées mondiales, récompenses
prestigieuses. Il « monte » différentes formations dont son fameux DLG. Il enregistre ses
albums avec Christian Escoudé, Philippe Catherine, Martial Solal, Gordon Beck, NHOP etc.
Il partage les scènes et les festivals les plus célèbres avec des musiciens talentueux comme
Michel Petrucciani, Aldo Romano, André Ceccarelli, Jean Paul Céléa etc.. Il collabore avec
Barbara, Nougaro, Richard Bohringer, Jacques Higelin…. Il est en 1985 la tête d’affiche de
cinq concerts à l’Olympia où il joue avec son Quartet de l’époque et UZEB ; en 2003, La Cité
de la Musique lui donne Carte blanche pour se produire avec cinq formations différentes…
Outre Atlantique, où il séjournera à plusieurs reprises, il enregistre en 1985 Out of the Blue,
avec Billy Hart, Gordon Beck et Cecil Mc Bee, qui lui vaut le Prix Charles Cros, le Grand
Prix de la SACEM et les Victoires de la Musique. Il s’entoure de Dave Holland, Peter
Erskine, David Kikoski, Mike Stern, Gil Goldstein et Dave Liebman pour Didier Lockwood
New-York Rendez-vous (1995). Il joue en compagnie de Miles Davis, de Lenny White et
Marcus Miller au Blue Note. Il collabore avec Herbie Hancock, Elvine Jones, les frères
Marsalis…
Composition classique
Le jazzman n’en oublie pourtant pas la musique classique. En 1996, il crée son premier
concerto Les Mouettes en trois mouvements pour violon électro-acoustique et orchestre
symphonique, avec l’Orchestre National de Lille, placé sous la direction de Jean-Claude
Casadesus. Le concerto sera joué en 1997 à la Salle Pleyel et au Midem. En 1999, il joue
l’ensemble de son oeuvre symphonique au théâtre des Champs Elysées. Son concerto de
piano est interprété dans le monde entier. Les Grands solistes du Monde Classique lui passent
commande… il compose en 2000 un concerto de violon pour le célèbre violoniste Maxim
Vengerov.
Un an plus tard, Lionel Jospin lui donne Carte Blanche pour la création de Souvenir du futur,
interprété par l’Orchestre National de France accompagné d’un big bang, dans les jardins de
l’Hôtel Matignon. Il compose également un opéra jazz : Journal d’un Usager de l’Espace II,
sur un livret de Georges Pérec, créé en 1999 à l’Opéra Bastille et Libertad, un opéra latino en
péruvien, commandé par Radio France qui sera créé au festival de Montpellier en 2005.
En 2003, il enregistre un cycle de 13 mélodies, qu’il compose pour la Soprano Caroline
Casadesus, avec l’Orchestre Symphonique d’Omsk (Sibérie), sous la direction d’Evegeny
Shestakov.
Danse et cinéma
Didier Lockwood ne cesse d’explorer de nouveaux champs de création. Il crée en 2001 le
spectacle « Omkara » avec le danseur indien Raghunath Manet. Les représentations au Cirque
d’Hiver affichent complet ; la tournée qui suit rencontre un véritable succès populaire.
Pour le cinéma, il compose en 1991 la B.O. de Lune froide de Patrick Bouchitey. En 2003, il
crée la musique du long-métrage d’animation Les enfants de la pluie de Philippe Leclerc,
pour Nada chez MK2 Music.
La pédagogique
Au delà de sa large pratique musicale, Didier Lockwood se passionne pour l’enseignement.
Son engagement, pour promouvoir notamment la pratique artistique auprès des jeunes
générations, le conduit à intervenir bénévolement dans les établissements scolaires. Il y
découvre un désert culturel engendré par le « stimulus commercial » de l’audiovisuel, la
culture pub, « vu à la télé ».
Convaincu par la nécessité de rétablir les valeurs simples et constructrices que représente la
découverte d’une passion, il concrétise l’enseignement de la sienne, la musique improvisée,
en ouvrant le CMDL. Véritable établissement pilote, il y initie les jeunes à l’apprentissage des
musiques classiques, improvisées, traditionnelles, tout en organisant des stages et « Master
classes » rattachés à son département de formation professionnelle. Son ouvrage pédagogique
Cordes et âmes (Salabert), et son livre autobiographique Profession jazzman – la vie
improvisée (Hachette Littérature) exposent largement une approche technique et
philosophique de son art.
Célébration de 30 ans de carrière
3000 concerts, 3 tours du monde, 30 albums… à 47 ans, Didier Lockwood, élevé au grade de
Chevalier de la Légion d’Honneur et à celui d’Officier des Arts et des Lettres, ne compte plus
les honneurs et les récompenses.
Il célèbre dignement cet anniversaire avec la sortie de son nouvel album Globe-Trotter,
véritable carnet de bord musical de ses voyages et de ses rencontres. Il y adjoint son
autobiographie, tendre retour sur son enfance et sa vie de musicien.
Il fonde également pour l’occasion AMES (Association Edition, Musique et Spectacles), sapropre agence de concerts, qui regroupe l’ensemble de ses activités et présente des artisteschers à son coeur.
Par ailleurs, son cycle de 13 mélodies pour voix et orchestre symphonique, Hypnoses,
interprété par Caroline Casadesus, est sorti en mai 2004 chez Universal Classic. Ce CD est la
première réalisation discographique de son œuvre symphonique, dont l’intégralité est
récompensée par la SACD (Prix Maurice Yvain 2004). Au printemps 2005, est prévue la
sortie des concerti de piano et de violon Les Mouettes.
DAVID ENHCO
Trompettiste
David Enhco est né le 12 septembre 1986 dans une famille d’artistes. Imprégné dès son plus jeune
âge de musique et de livres, il commence l’étude des percussions à 5 ans puis décide de se consacrer à
la trompette.
Passionné par le jazz, il se produit très tôt dans de nombreuses salles de concert de la région
parisienne avec le « Little Jazz Band », un groupe d’enfants âgés de 6 à 10 ans où joue également son
frère Thomas. Les festivals de Douai, Belfort, Samois… accueillent cette formation qui stupéfie déjà
les auditeurs par son enthousiasme et son instinct musical.
David Enhco va dès lors poursuivre une double formation, étudiant la trompette classique avec
Pascal Clarhaut (trompettiste soliste de l’Opéra de Paris) et le jazz au CMDL (centre internationale
des musiques improvisées Didier Lockwood), ou il étudie pendant quatre ans auprès des plus grands
musiciens de jazz français et internationaux.
Soliste classique, il s’est notamment distingué à plusieurs reprises dans le concerto de Haydn.
Trompettiste de jazz, David Enhco intègre à 16 ans le groupe de son frère Thomas Enhco et a déjà
donné de nombreux concerts avec cette formation, tant en France qu’à l’étranger (festivals de Jazz de
Samois-sur-Seine, Montauban, Orléans, Capbreton, Barcelonnette, Hardelot, Jazz en Touraine,
Vauvert, Sunset-Sunside, New Morning… IAJE de New York (USA), Siem Reap (Cambodge),
Festival de Jazz de Manille (Philippines), d’Avigliana (Italie), Tokyo Jazz Festival 2008 (Japon)…)
Depuis 2006, il a aussi pu accompagner Didier Lockwood lors de concerts et tournées en France
(festivals de jazz de Vienne, Calvi, Funchal, au Maroc, à l’Olympia, au Trianon, à la Halle aux
Grains de Toulouse, au Théâtre du Châtelet (25 ans du Sunset), aux Django d’Or, aux Victoires du
Jazz, à la Comédie des Champs-Élysées (30 ans du Fonds d’Action Sacem… ) et à l’étranger
(Washington (USA), Shanghai, Wuhan, Pékin (Chine), Sibiu (Roumanie), Rabat et Essaouira
(Maroc)…)
Séduit par le son du jeune trompettiste, Didier Lockwood l’invite à participer à son disque « Globe
Trotter » ainsi qu’à l’enregistrement de la musique du film « La Reine Soleil ». Il enregistre aussi dans
son dernier album « For Stephane » en compagnie de son frère Thomas Enhco.
On peut également l’entendre dans le premier album de son frère « Esquisse » qui est sorti début
2006 chez Ames, distribué par Harmonia Mundi ainsi que sur le disque du « Jazz et la Diva Opus
2 »
David Enhco sera sur la scène du Théâtre de la Gaité Montparnasse pendant quatre mois, du 8
octobre 2008 au 31 janvier 2009 en compagnie de Caroline Casadesus, de Didier Lockwood et de
Thomas Enhco dans « Le Jazz et la Diva Opus 2 » (Mis en Scène par Alain Sachs).
David Enhco a joué, aux côtés d'artistes tels que Martin Taylor, Biréli Lagrène, Rhoda Scott,
Sylvain Luc, Didier Lockwood, Nicolas Folmer, Johnny Griffin ou encore Maxim Vengerov et
Vadim Repin, et en première partie de Dee Dee Bridgewater, Ron Carter, Billy Cobham, McCoy
Tyner et Bob Mintzer.
Caroline Casadesus
"Comment rêver artistiquement plus grand bonheur, mais aussi plus grand défi que celui de partager la scène avec les hommes de ma vie ?
Le Jazz et la Diva racontait avec humour et tendresse le mariage improbable entre la musique classique et le jazz ; pour ce nouveau spectacle, La Jazz et la Diva - Opus 2, la grande idée était de convier mes fils, David et Thomas Enhco, musiciens depuis leur plus jeune âge - tradition familiale oblige - à une joute musicale trépidante !
Alain Sachs signe une dramaturgie pimentée qui se joue à quatre, explorant avec délice les tourments et les richesses du passionnant sujet qu'offre la famille recomposée.
Nul doute que le plus grand nombre pourra s'y retrouver...!"
CAROLINE CASADESUS
Soprano
Avec un large répertoire lyrique, la soprano se produit régulièrement en récital avec
notamment Bruno Rigutto au piano dans des œuvres de Brahms, Schumann, Mahler, Poulenc
et interprète les grands airs d’opéra de Mozart, Verdi, Puccini…
Avec différentes formations symphoniques, elle chante l’oratorio, les requiem de Verdi,
Brahms, elle tourne en Europe, en Russie, aux Etats-Unis avec les quatre derniers lieder de
Strauss, les Wesendonck lieder de Wagner, les Bachianas Brasileiras de Villa-Lobos, les
grands airs du répertoire lyrique, sans oublier les mélodies de Didier Lockwood.
Elle débute une riche collaboration avec le violoniste jazz. Ils se produisent régulièrement en
concert ensemble notamment dans le spectacle Omkara (avec le danseur indien Raghunath
Manet), en trio aux côtés de Dimitri Naïditch dans un répertoire original allant du classique au
jazz en passant par la création originale.
Avec la danseuse Isabelle Lajus et la comédienne Catherine Chevalier, elle crée Bella Donna,
spectacle rassemblant art lyrique, danses, comédie et musique improvisée avec Dimitri
Naïditch au piano.
Pour le disque, elle interprète Béryl (B.O. du film les enfants de la pluie chez MK2 Music)
musique originale de Didier Lockwood.
En mai 2004, son disque « Hypnoses » sort chez Universal Classic. Les 13 mélodies
symphoniques composées sur mesure par son mari et complice Didier Lockwood, explorent
les tourments amoureux d’une femme, sur des poèmes de René Char, de Louis Aragon, de
Georges Pérec, mais aussi du compositeur qui ne cesse de surprendre par une créativité d’une
stupéfiante richesse.
Avec ce dernier et le pianiste Dimitri Naïditch, elle s’installe au théâtre Pépinière-Opéra à
Paris, du 25 mai au 30 juin 2005, dans un spectacle explosif, mis en scène par Alain Sachs,
qui raconte avec humour la rencontre surprenante entre le violoniste de jazz et la chanteuse
classique et la cohabitation apparemment improbable de leurs deux univers musicaux !
THOMAS ENHCO
Pianiste et violoniste
Thomas Enhco est né à Paris le 29 septembre 1988. Il commence l'étude du violon à trois
ans et celle du piano à six ans, et bénéficie d'une double formation, classique et jazz, dans
les deux instruments.
Très vite, il se passionne pour le jazz et la composition : il écrit son premier morceau à six
ans, donne ses premiers concerts pendant les fêtes des villages de Seine-et-Marne au sein
du « Little Jazz Band », un groupe d’enfants âgés de 6 à 10 ans et, à neuf ans, il est invité
par Didier Lockwood à partager la scène du festival de Jazz d’Antibes Juan-les-Pins
(1998). Le violoniste l’invite alors régulièrement à jouer deux ou trois morceaux avec lui
lors de ses concerts. (à la Salle Pleyel, au Théâtre des Champs-Élysées, au Festival de Jazz
de Vienne, Marciac…)
À douze ans, Thomas entre au CMDL (Centre des Musiques Didier Lockwood), où il
étudie pendant trois ans auprès des plus grands musiciens de jazz français et
internationaux.
À treize ans, il est repéré par le batteur américain Peter Erskine, qui lui propose de
l’accompagner dans son premier album.
À seize ans, il est reçu au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, et étudie
avec Riccardo Del Fra, Hervé Sellin, Dré Pallemaerts, François Théberge.
À quatorze ans, Thomas Enhco forme son groupe Thomas Enhco & Co, un trio dans lequel il
joue du piano et du violon, avec Zacharie Abraham (contrebasse) et Nicolas Charlier
(batterie).
Avec ce groupe, il enregistre en 2004, à l’âge de seize ans, son premier disque, Esquisse
(parrainé par Peter Erskine), sorti en mars 2006 sur le label Ames (distrib. Harmonia
Mundi). Cet album a été salué par la critique et le public comme un disque beau et
sensible, et une magnifique promesse d’avenir.
Son frère David Enhco, trompettiste, a rejoint le groupe peu après.
Depuis, ce jeune quartet a donné de nombreux concerts en France et à l’étranger (festivals
de Jazz de Samois-sur-Seine, Montauban, Orléans, Capbreton, Barcelonnette, Hardelot,
Jazz en Touraine, Vauvert, Sunset-Sunside, New Morning… IAJE de New York (USA),
Siem Reap (Cambodge), Festival de Jazz de Manille (Philippines), d’Avigliana (Italie),
Tokyo Jazz Festival 2008 (Japon)…)
Depuis 2006, Didier Lockwood, voulant former un quintet avec de jeunes musiciens, a pris
les quatre membres de Thomas Enhco & Co pour l’accompagner lors de concerts et tournées
en France (festivals de jazz de Vienne, Calvi, Funchal, au Maroc, à l’Olympia, au Trianon,
à la Halle aux Grains de Toulouse, au Théâtre du Châtelet (25 ans du Sunset), aux Django
d’Or, aux Victoires du Jazz, à la Comédie des Champs-Élysées (30 ans du Fonds d’Action
Sacem… et à l’’étranger (Washington (USA), Shanghai, Wuhan, Pékin (Chine)…)
En 2008, Joachim Govin rejoint le groupe à la contrebasse.
En mars 2008, Thomas Enhco a accompagné la chanteuse Jane Birkin, au piano et au
violon, pour une tournée en Amérique Latine (Argentine, Uruguay, Brésil, Chili).
Il fait partie du nouveau groupe du bassiste Jannick Top, Infernal Machina.
Ces trois dernières années, il a tenu de temps en temps le rôle du pianiste dans le spectacle
Le Jazz et la Diva (Molière du Meilleur Spectacle Musical 2006), et il sera sur la scène du
Théâtre de la Gaîté Montparnasse avec Didier Lockwood, Caroline Casadesus et son frère
David Enhco, du 8 octobre 2008 au 31 janvier 2009, pour le deuxième volet de ce spectacle
mis en scène par Alain Sachs : Le Jazz et la Diva Opus 2.
Thomas Enhco joue aussi en trio, et donne parfois des récitals piano solo (comme au
Nouveau Siècle à Lille, pour le Piano(s) Festival 2007).
Thomas Enhco a joué, au piano ou au violon, aux côtés d'artistes tels que Peter Erskine,
Mike Stern, Billy Cobham, Martin Taylor, André Ceccarelli, Toots Thielemans, Niels-
Henning Ørsted Pedersen, Biréli Lagrène, Bobby Durham, Rhoda Scott, Étienne Mbappé,
Sylvain Luc, Nicolas Folmer, Thomas Bramerie, Johnny Griffin, Christian McBride ou
encore Maxim Vengerov et Vadim Repin, et en première partie de Dee Dee Bridgewater,
Ron Carter, McCoy Tyner et Bob Mintzer.
Thomas Enhco est soutenu depuis 2006 par le Fonds d'Action SACEM.